Pour ou contre le Burkini ? 73 % des français se disent contre.

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La dernière polémique qui secoue la classe politique française a pour objet une candidate suppléante, Sara Zemmahi, qui porte un voile sur une affiche de campagne pour les élections départementales de juin prochain à Montpellier.

Tout commence avec un tweet,  lundi 10 mai, du Vice-président du Rassemblement National, de Marine Le Pen, Jordan Bardella : « c’est cela la lutte contre le séparatisme ? » poste-t-il, accompagnant sa question d’une reproduction de l’affiche de campagne de LREM. Le député européen Bardella se scandalise de la présence du visage d’une candidate portant le voile sous le slogan : « Différents mais unis pour vous ».

Toujours via son compte Tweeter,  Bardella interpelle, Marlène Schiappa, ministre déléguée en charge de la Citoyenneté :  «Avant de conforter les principes républicains en France, Marlène Schiappa devrait les conforter au sein de son parti. Porter un voile sur une affiche électorale c’est en faire un étendard militant et politique. En Marche accompagne le séparatisme».

Stanislas Guerini, délégué général de LREM et co-fondateur du parti avec Emmanuel Macron, a très vite réagi: « Soit ces candidats changent leur photo, soit LREM leur retirera son soutien. Les valeurs portées par LREM ne sont pas compatibles avec le port ostentatoire de signes religieux sur un document de campagne électorale ». Gabriel Attal, porte-parole du gouvernent, a affirmé ne pas souhaiter qu’un ou qu’une candidate arborant un signe ostensoir religieux soit présent sur une liste électorale : « C’est une question de choix politique », a-t-il ajouté sur les ondes d’une radio publique.

Mais tous les membres de la majorité présidentielle française ne réagissent pas de la même façon.

Naïma Moutchou, députée du Val-d’Oise, qui est un département de l’Île-de-France, estime qu’« écarter cette candidate serait une discrimination ». Elle publie sur son compte Twitter le 10 mai : « La loi protège les convictions religieuses et la liberté de les afficher en campagne électorale. La jurisprudence est tout aussi claire. Puis les électeurs décident. Le mépris du droit, c’est l’agenda du RN. Pas le nôtre ».

A  un an des élections présidentielles en France, la majorité au pouvoir se serait bien passée de ce débat. Les questions religieuses, et en particulier celles liées à l’islam et aux musulmans, restent encore très prégnantes parmi la classe politique française. Il est à peu près certains qu’elles s’inviteront à la table des débats en 2022, lorsqu’il faudra élire un nouveau capitaine pour la France.

 

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