Flic de m*rde ! Entretien autour du livre choc de Vincent Gilles et Vincent Houssin

A l’heure de la mort de Nahel, jeune français de 17 ans abattu à Nanterre (France) par un policier dans le cadre d’un refus d’obtempérer, DiverCite.be se pose la question des responsabilités policières dans nos sociétés. En Belgique, 13 personnes sont mortes sans explication dans des commissariats de police ces dernières années. Si la grande majorité des policiers fait un travail consciencieux et respectueux de la déontologie, d’autres nourrissent régulièrement l’actualité de faits graves envers des personnes interpellées ou sur le point de l’être.

Pour évoquer ces questions, nous avons rencontré Vincent Gilles, Président du syndicat de police SLFP qui, avec Vincent Houssin, le Vice président, viennent de publier un ouvrage « Flic de m*rde » sur les violences subies par les policiers en Belgique (Editions Racine).

DiverCite.be : Pourquoi avoir voulu écrire ce livre ?

Vincent Gilles : C’est le fruit de plusieurs années de campagne contre la violence dont les policiers sont victimes. Ce livre est également le point de départ de la campagne 2023-24 pour susciter un électrochoc sur le phénomène bien réel de la violence contre les policiers. Le public que nous visons est celui des 3e génération, quelles que soient les diasporas. Cette troisième génération se laisse aller, malheureusement assez souvent dans les cités, dans les villes, à cette violence contre les policiers et donc on va aller à leur contact et on va leur expliquer ce que ça représente réellement comme dommage humain et comment on peut éviter cela.

Quand je dis que c’est le fruit de plusieurs années de travail, c’est parce que nous en avions mené une autre en 2021 via les réseaux sociaux et qui avait été un grand succès; mieux que nous pouvions l’imaginer et qui rendait concrète cette violence contre les policiers.

DiverCite.be : Comment expliquez-vous que la police ne fasse plus peur aujourd’hui ?

 Vincent Gilles : C’est un changement de société et il faut le constater. La société évolue et elle doit évoluer. La police fait partie de la société et elle doit évoluer avec elle. Ce constat d’évolution de remise en question du service policier à la population, il est commun à l’enseignement, qu’il soit francophone ou flamand, aux services de soins et d’intervention du SIAMU, des services d’urgence des infirmiers, etc. Il ne faut pas pleurer sur la passé en disant «Quand j’étais gendarme on me respectait, quand j’étais policier communal on m’aimait ».

Il faut vivre avec notre temps et comprendre que les citoyens d’aujourd’hui, ils ont besoin de réponses. Donc, il nous appartient d’avoir un comportement qui leur offre cette réponse et elle ne s’exprime pas nécessairement avec des mots. Cela doit aussi passer par le comportement. Quand vous interpellez quelqu’un pour le contrôler parce que vous estimez que la situation le nécessite  dans le cadre de la loi sur la fonction de police de 1992, faites-le de manière à ce que la personne comprenne pourquoi vous le faites. Elle doit comprendre que ce n’est pas lié à sa couleur, à ses vêtements, ses piercings ou autre chose. C’est la situation et le contexte qui le demandent.

DiverCite.be : Vous ne pouvez pas nier qu’il y a des préjugés raciaux au sein de la police ? Que les minorités ethniques ne sont pas traitées sur un même pied d’égalité ? Je vais compléter ma question en vous demandant ceci:  lors de la formation du policier, lorsqu’il entre à l’école de police, y a-t-il une sensibilisation à traiter de manière indifférenciée toutes les minorités ethniques, puisque ce sont souvent elles qui sont victimes de violences policières ? La police n’est-elle pas plus rude envers les Nord-africains et les subsahariens d’Anderlecht, qu’un blond d’Uccle ou Watermael-Boitsfort?

Vincent Gilles : On peut considérer les choses comme cela, mais on pourrait par exemple regarder les choses de l’autre côté de la colline en disant qu’il y a aussi moins de criminalité dans les deux communes que vous avez citées. Et tout cela a une histoire. Ce n’est pas inné en cette population. C’est lié à quelque chose qui est contextuel et qui fait partie de cette évolution.

Par rapport au multiculturalisme avant les années 2000, déjà, la gendarmerie avait introduit des formations de base. Le problème est qu’une grande partie des collègues de l’époque ou ceux d’aujourd’hui, travaillent en centre-ville d’où ils ne sont pas natifs. Ce sont des personnes qui n’ont pas nécessairement l’habitude de côtoyer des personnes originaires de Centrafrique, d’Afrique du Sud, des subsahariens ou encore des Méditerrannéens. Malgré toutes ces formations, quand vous n’avez jamais été confronté à des personnes différentes de vous, c’est difficile.

À Bruxelles, on constate que des collègues qui viennent de Huy ou de Leuven sont face à des problèmes tout à fait différents. Un autre exemple, un jeune collègue qui vient du Limbourg où il a connu, par le fait des mines exploitées après la guerre, des familles d’origines russes, turques, marocaines, algériennes ou tunisiennes, ce sera plus facile pour lui de travailler dans une commune comme  Anderlecht par exemple. Nous avons également beaucoup de mal à recruter des jeunes de la troisième génération, car le secteur privé paye mieux en présentant moins de risques. Un jeune qui a des capacités intellectuelles ne viendra pas à la police, mais choisira une carrière dans le privé alors que son frère ou sa sœur qui a juste ses humanités viendra tenter sa chance aux examens et aux épreuves de sélection mais souvent avec beaucoup de difficultés.

Il y a 5 ans la police d’Anvers a tenté des « recrutements directs » en se disant : « Nous voulons des gens du terroir » et ils ont réalisé qu’ils étaient confrontés exactement aux mêmes problèmes que lorsqu’ils confiaient leur recrutement à la police fédérale. Sur 10 personnes, si 7 personnes pourraient venir chez nous parce qu’elles ont un grand savoir dans les différentes langues et qu’elles pourraient être d’une grande utilité pour la reconnaissance et l’amélioration de notre image au sein de leur diaspora, ces personnes vont dans le secteur privé. Sur les 4 autres qui tentent les examens d’entrée à la police, 2 réussissent et 2 échouent avec la frustration liée. Pour les deux qui restent, il faut le dire honnêtement, elles ne feront pas toujours des dirigeants responsables de l’organisation policière parce que ce sera trop compliqué académiquement et linguistiquement.

DiverCite.be :Vous écrivez dans votre livre « Nous sommes persuadés qu’un retour partiel à une politique du maintien de l’ordre plus répressif en cas de besoin conduirait à moins d’émeutes ou de manifestations qui dérapent». Que vouliez-vous dire par « maintien de l’ordre plus répressif » ?

Vincent Gilles :La police œuvre dans deux types de droit : le droit judiciaire et le droit judiciaire administratif. En droit judiciaire, par exemple : vous avez volé, j’enquête, je vous identifie, je vous arrête, je vous conduis devant le Tribunal. Le droit administratif, c’est différent : vous commencez à arracher toutes les publicités dans la rue, je dois vous empêcher de le faire et pour cela  vous identifier puis vous présenter devant une autorité administrative. La gestion de l’espace public relève de la police administrative. Depuis maintenant 7 – 8 ans, les manifestations sociales, comme les dockers anversois en novembre 2014 qui  suivaient une manifestation de 100.000 personnes dans le cadre de la perte de leur emploi et qui, de manière très compréhensible, sont particulièrement énervés. À la fin de la manifestation, on a relevé 135 blessés chez les policiers.

Or ces manifestations là, pour ce motif-là, à savoir la perte de son boulot, on constate depuis 7 ou 8 ans qu’elles commencent à être de plus en plus noyautées par des Blacks-Blocs.  Il y a quelques années, ils fonctionnaient par bloc, mais aujourd’hui c’est un peu différent. Ils viennent à deux ou trois polluer les bons manifestants. Ils ne sont pas là pour faire valoir des revendications, mais pour casser des vitrines. Je pense, pour ma part, qu’il faut maintenant arrêter de collectiviser le droit administratif, mais le rendre individuel pour certaines infractions claires. Et quand vous ne répondez pas aux objectifs d’une manifestation, vous devez être exclu de cette manifestation.

DiverCite.be :Vous revendiquez cela également dans le cadre de situation ou de faits isolés ?

Vincent Gilles : Je vous donne l’exemple de deux collègues qui interviennent pour identifier une personne dans la rue. L’individu se met en état de rébellion et il est tout de suite défendu par 5, 10, 15 personnes. Parmi ces personnes, certaines ne sont pas actives en termes de violence, mais filment la scène puis rendent publiques leurs vidéos. Nous estimons que cela doit s’arrêter.  Ils sont co-auteurs des blessures graves que le collègue policier reçoit ou de quelqu’un d’autre parce qu’ils n’interviennent pas pour mettre fin à cela. Face à ce phénomène qui est un tout autre phénomène que les Blacks-Blocs, il faut effectivement rendre possible la poursuite dans le cadre d’une responsabilité partagée. Ce concept sert à informer le jeune de 17 ou 18 ans qui filme mais qui n’agit pas pour sauver le collègue policier qu’il peut être poursuivi. Cela s’appelle une abstention coupable et cela relève du judiciaire avec une peine pouvant allant jusque 5 ans.

DiverCite.be: L’accès à la profession de police est-il trop facile aujourd’hui ?

Vincent Gilles : Tout est mis en œuvre pour que les personnes qui passent le filtre de la sélection soient des personnes qui correspondent à l’objectif et à la mission du service policier. Nous ne sommes pas dans un pouvoir régalien ou une garde prétorienne. Côté néerlandophone, ils sont particulièrement rudes à ce sujet, d’ailleurs.

DiverCite.be: Nous sommes moins sévères en Wallonie ?

Vincent Gilles : Nous le sommes à la méditerranéenne, je dirais (rires). Je travaille avec les néerlandophones et je le constate. La sélection est plus difficile chez eux. Après, nous discutons aussi avec mes collègues néerlandophones et nous nous disons qu’il y a des candidats refusés qui auraient pu faire de bons policiers. On remarque aussi que certains ont réussi sur le fil, mais qu’avec le temps, ils sont devenus d’excellents éléments. Le travail de policier passe aussi par l’expérience et à force de le faire parfois il finit par bien le faire.

DiverCite.be: Le nombre de candidats fonctionnaires de police diminue de manière spectaculaire, moins de candidats, c’est plus de pression et de boulot ?

Vincent Gilles : Évidemment, il y a un aussi un effet boule de neige du comportement sur le terrain. Quand vous êtes extrêmement fatigué, vous êtes moins capable de remise en question. Depuis 13 ans, je ne suis plus sur le terrain et quand je discute avec des collègues et qu’ils me racontent leurs interventions, je dis chapeau à leur taux de tolérance.

Le vrai problème est que les citoyens ne comprennent pas cette évolution de la société. Certes, ils ont le droit de réagir mais cette réaction doit être subsidiaire et proportionnelle quand ils sont confrontés à un policier. Cette notion de prudence individuelle, je constate qu’elle n’existe plus. Je vais vous donner un exemple. Un jour j’assiste à une scène depuis l’arrêt du bus où je suis. Deux collègues interpellent un SDF. Il faut l’identifier autant qu’on peut, on ne peut pas laisser un homme ivre uriner sur le trottoir.

Une dame d’un certain âge intervient et se place entre cet homme et les deux collègues. Je ne l’entendais pas, mais je voyais sa fureur parce que les deux policiers voulaient l’identifier. À un moment, le SDF comprend ce qu’il se passe et il en profite pour prendre la fuite. Les hommes tentent de passer sans la bousculer, mais elle continue à faire barrage. Évidemment elle ne fait pas le poids face aux deux policiers et la voilà par terre quand ils passent malgré tout pour rattraper l’homme en fuite. Elle ne peut pas se plaindre après, on n’entre pas dans un dispositif policier.

DiverCite.be: La possibilité qu’offrent aujourd’hui les portables de filmer rend-elle plus compliqué le travail du policier qui doit se sentir constamment sous pression ?

Vincent Gilles : Quand cela est apparu il y a quelques années, il y a eu beaucoup de résistance de la part des collègues alors que la législation qui s’établissait sur ce qui existait laissait à penser que le citoyen avait ce droit. Si tant est que l’usage de la vidéo était de remettre cette vidéo au pouvoir judiciaire. Mais le problème, c’est que justement cet aspect-là était méconnu de tout le monde, et on voyait ces vidéos très rapidement sur les réseaux sociaux. Ce temps-là est en train de s’estomper parce que les citoyens ont compris qu’ils ne peuvent pas faire n’importe quoi avec ces vidéos. Les magistrats commencent à faire évoluer la jurisprudence et on a un jugement dernièrement qui stipule très clairement que le vidéaste doit rendre non identifiable le policier en intervention.

Cette décision de la Cour d’appel est tombée il y a quelques jours. Aujourd’hui, 99% des collègues savent qu’ils n’ont pas le choix et qu’ils doivent admettre cela. Maintenant ce qu’ils demandent est que ces personnes ne se mettent pas en danger et ne mettent pas en danger les collègues ou la personne interpellée. J’ai à ce sujet une anecdote: un journaliste freelance, lors d’une manifestation, voulait absolument aller au-delà du rideau de police.  Il voulait assister à l’interpellation d’un quidam et cela se passait à une quinzaine de mètres de lui. Le collègue lui interdit de passer et le journaliste crie à la liberté de la presse. Il ne réalise pas ici que le policier qui lui interdit de passer à un devoir, c’est de préserver l’identité de la personne interpelée, mais aussi pour sa propre sécurité. Et donc oui, les policiers ont admis aujourd’hui qu’ils peuvent être filmés et identifiables.

DiverCite.be: Je relève aussi cette phrase dans votre ouvrage : « (…) la violence ne peut jamais être considérée comme faisant partie du métier. Les conséquences gravissimes ne le permettent pas ». Ce n’est pourtant pas ce que l’on constate parfois au sein de la police ?

Vincent Gilles : Vous venez de le dire vous-même « parfois » !  L’idéal, et c’est cela que nous visons, c’est que nous n’ayons plus à faire usage de la force et non pas de la violence, mot que vous avez employé au début de notre entretien. L’idéal pour nous, c’est que les relations humaines dans l’action policière soient sereines.

Vous avez beaucoup de citoyens qui font un mélange complet des droits et devoirs. On n’use donc pas de violence, mais on use de la force et cet usage est admissible tant qu’il est : légal, légitime, subsidiaire et proportionné. On doit répondre à ces 4 conditions-là. Si un élément manque, on tombe dans un usage de la force qui peut mener à des procédures disciplinaires, c’est l’usage abusif et inadéquat. Je ne peux pas dire non plus qu’il n’existe pas dans la police des gens racistes ou d’extrême droite. Nous faisons partie de la société, nous en sommes une composante. Mais il y a chez nous des gens d’extrême gauche aussi.

DiverCite.be : Être d’extrême gauche ou d’extrême droite dans une compagnie d’assurances, ce n’est pas la même chose que de l’être dans la police…

Vincent Gilles : Chacun a droit à sa pensée profonde, l’obligation policière, c’est de ne jamais l’exprimer. À travers nos actes, on ne doit jamais le déceler. Si vous lisez mes procès-verbaux au fil de toute ma carrière dans la police, je suis intimement convaincu que rien ne transpire sur mes opinions politiques.

DiverCite.be : Est-ce la même chose au niveau du comportement sur le terrain ?

Vincent Gilles : La question est de savoir à quoi ces comportements sont liés. Burnout ? Carence en personnel qui va en agrandissant ? La répétition de toutes les mêmes frustrations jour après jour ? Ce ne sont pas des excuses, mais des éléments qu’il faut prendre en compte. Maintenant je vous le dis, violence volontaire d’un policier égal exclusion du corps policier.

DiverCite.be : Deux journalistes : Thomas Haulotte et Philippe Engels ont publié récemment un livre « Sale flic » (entretien à lire ici) aux éditions Kennes, fruit d’une enquête de plus de cinq ans dans les coulisses de la police belge. Cet ouvrage relève entre autres que 13 personnes sont décédées entre les mains de la police et qu’à part la petite Mawda qui était Kurde et Jozef Chovanec, slovaque, les autres sont tous nord-africains ou subsahariens…

Vincent Gilles : Ces deux dernières années, nous avons connu trois décès (Zone de garde de la police de Bruxelles Capitale-Ixelles, voire ici) et comme je l’ai dit à  Monsieur Engels, les autorités policières et politiques doivent s’interroger et s’adjoindre comme experts le Chef de corps, le Directeur des opérations, le Responsable de la logistique. Toutes ces personnes doivent s’interroger sur la manière dont est organisé le dispositif cellulaire dans lequel cela s’est déroulé.

Est-ce qu’il y a des caméras ? Si oui, y a-t-il une régie caméra ? Des enregistrements ? Tout le monde a-t-il accès à ces enregistrements ? Cette régie est-elle dans un lieu calme ? Car les personnes doivent l’être pour travailler. S’il y a 13 ou 14 cellules, y a-t-il un nombre suffisant de personnes pour surveiller ? Ce n’est pas une seule personne qui peut avoir un œil sur toutes les cellules. Aux responsables de se conscientiser et à mouiller le maillot pour que cela change. Ceci dit, cela ne dit pas l’état de la police dans certains endroits. Cela servira du point de vue micro, mais pas macro. C’est un peu l’erreur que commettent selon moi Thomas Haulotte et Philippe Engels c’est qu’ils tirent une ligne générale sur leur petite expérience du microcosme bruxellois. Si la Belgique était à l’image de Bruxelles, je le saurais.(rire)

DiverCite.be: Toujours dans le livre « Sale flic », Haulotte et Engels parlent de pommes pourries dans la police ?

Vincent Gilles : Le concept de pomme pourrie ne peut se s’imaginer que s’ il y a structurellement un problème. Or, ils n’arrivent pas à le démontrer dans leur livre. Ils ramènent plusieurs événements qu’ils lient et qui ne sont pas nécessairement en lien. J’ai envie de dire :  c’est trop facile ! Moi aussi je peux faire cela, rassembler plusieurs éléments disparates et dire : « Vous voyez,  il y a un problème ? » Il faut pouvoir démontrer les liens factuels, logiques et cohérents entre les différents faits que je mets en exergue pour arriver à une conclusion.

Je ne nie pas qu’il  y a des gens chez nous qui se comportent mal. Le nombre de plaintes au comité P (contrôle externe) est  équivalent à ceux reçus par l’inspection générale dans les différents services de contrôle interne des 185 zones de police. Nous sommes la profession la plus surveillée de Belgique. C’est proportionnellement parlant identique aux plaintes qui arrivent chez les bourgmestres, les chefs de corps ou au commissaire général et à son service de contrôle interne. Donc tous ces services réunis reçoivent proportionnellement le même nombre de plaintes. Ces 60% de plaintes ne peuvent pas aboutir parce qu’elles ne sont pas nourries. La Ligue des droits humains s’indigne en disant : « C’est trop facile, un illégal qui se plaint d’avoir été battu par des policiers, comment voulez-vous que sa parole soit prise en compte ? » Il faut savoir que les plaintes posées par des illégaux, la plupart du temps, une fois qu’elles sont déposées, les personnes ne sont plus trouvables et disparaissent dans la nature.

Je n’ai aucun mal à reconnaître qu’il y a chez nous des gens qui effectivement dérapent. Mais peut-on dire pour autant que ce sont des pommes pourries ? Cela voudrait alors dire qu’ils dérapent tous pour la même cause et ce n’est certainement pas le cas.

N'hésitez pas à partager !

Laisser un commentaire

Qu’elle s’affirme fièrement, qu’elle choque, crispe ou divise, la diversité est une réalité incontournable de nos sociétés. Elle trame nos régions, villes et quartiers et donne à voir un monde où les mobilités humaines se sont intensifiées. Divercite.be est un média belge francophone qui est né pour répondre au besoin de décrypter et d’analyser ces nouvelles réalités. Sa ligne éditoriale est entièrement et exclusivement consacrée à la diversité culturelle, ethnique, cultuelle ou de genre. Nouveau dans le paysage médiatique numérique, nous avons besoin de vous pour aller plus loin dans le travail que nous menons.
Soutenez-nous en vous abonnant ! S’abonner, c’est permettre à un nouveau journalisme d’enrichir le débat public par une vision aussi objective et sans concession, qu’humaine et proche de chacun. Divercite.be ne court pas après le buzz mais relaye l’actualité telle qu’elle est, sans parti pris.
Abonnez-vous à partir de 5 euros par mois ou 59 euros par an. Vous avez aussi la possibilité de découvrir uniquement les articles qui vous intéressent pour 1 euro.
Qu’elle s’affirme fièrement, qu’elle choque, crispe ou divise, la diversité est une réalité incontournable de nos sociétés. Elle trame nos régions, villes et quartiers et donne à voir un monde où les mobilités humaines se sont intensifiées. Divercite.be est un média belge francophone qui est né pour répondre au besoin de décrypter et d’analyser ces nouvelles réalités. Sa ligne éditoriale est entièrement et exclusivement consacrée à la diversité culturelle, ethnique, cultuelle ou de genre. Nouveau dans le paysage médiatique numérique, nous avons besoin de vous pour aller plus loin dans le travail que nous menons.
Soutenez-nous en vous abonnant ! S’abonner, c’est permettre à un nouveau journalisme d’enrichir le débat public par une vision aussi objective et sans concession, qu’humaine et proche de chacun. Divercite.be ne court pas après le buzz mais relaye l’actualité telle qu’elle est, sans parti pris.
Abonnez-vous à partir de 5 euros par mois ou 59 euros par an. Vous avez aussi la possibilité de découvrir uniquement les articles qui vous intéressent pour 1 euro.
 
 

JE SUIS DÉJÀ ABONNÉ