La montée de l’extrême droite en Europe met gravement en danger la diversité et la cohésion de nos sociétés

C’est un choc. Un de plus. Ccs dernières années sont le témoin d’un vieux continent soumis à la tentation de bifurquer à droite et même au-delà, jusqu’à l’extrême droite. Le rêve d’une Union européenne née dans les ruines de la Seconde Guerre mondiale, avec l’objectif principal de promouvoir la paix, la stabilité et la prospérité s’effrite, se meurt sous les coups de boutoir des nationalistes et les populistes dont les slogans racistes et discriminatoires se clament sans plus aucune pudeur et sans plus aucun filtre.

Les Pays-Bas viennent d’élire le Parti de la Liberté (PVV), mené par un Geert Wilders ouvertement raciste et islamophobe. Les électeurs ont fait fi du caractère illégal d’un programme en porte-à-faux avec les valeurs et les droits humains tels que reconnus dans toutes les démocraties avancées: la liberté individuelle, la démocratie et le respect de l’État de droit. C’est une vraie claque pour la démocratie et une bombe à retardement pour les communautés musulmanes établies dans ce pays.

Même si une fois arrivés au pouvoir, les extrémistes politiques ne jouissent pas de la liberté absolue pour appliquer la totalité de leurs promesses électorales, le mal est fait ! La division au sein de la société est actée, les blessures sont claires comme de l’eau de roche.

L’extrémisme politique une histoire européenne mais pas que…

Cela a commencé en Autriche, la première nation européenne à avoir élu un dirigeant d’extrême droite depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, c’était en 1986. Tout le monde se souvient de l’excentrique Jörg Haider, ultranationaliste, chef du Parti de la Liberté d’Autriche (FPÖ), mort en 2008 dans un accident de voiture. Haider révélait, lors de son élection, que la bête immonde de l’idéologie politique raciste, xénophobe et antisémite n’était pas morte avec la fin du nazisme mais plongée dans un lourd sommeil aujourd’hui levé de sa léthargie.

Pour preuve encore, la Hongrie et son Premier ministre Viktor Orbán, du parti Fidesz, considéré comme pratiquant des politiques nationalistes et conservatrices. Depuis douze ans maintenant, l’homme est à la tête de la Hongrie qui lui doit ses positions autoritaires et conservatrices. La Pologne, l’Italie… C’est à présent l’Argentine qui sombre avec Javier Milei, un populiste ultralibéral ou plutôt un anarchiste libertaire comme il aime se définir, a été élu le 20 novembre dernier. Le nationalisme a définitivement le vent en poupe.

La peur, le repli, le discours audible…

Les populations qui élisent des partis politiques d’extrême-droite expriment une inquiétude sociale qui n’est souvent nourrie que par la déprivation économique. Parmi ceux qui connaissent de vraies difficultés économiques, se joignent à eux les hommes et les femmes qui fantasment sur les grandes villes, la violence, le trafic de drogue… par l’intermédiaire des médias et des réseaux sociaux. La plupart de ceux qui partagent l’espace de la cité avec la diversité ne ressent pas cette angoisse d’envahissement. Elle en mesure au contraire la richesse et la plus-value.

Le prêt à penser que la droite extrême propose peut rassurer sans doute les personnes qui veulent des solutions radicales à des problèmes complexes. Quel slogan plus simpliste que celui qui affirme que l’immigration est un facteur du chômage, une menace pour l’identité nationale, un fléau pour la sécurité…?

Si nos pays démocratiques choisissent de plus en plus le nationalisme pour mener les politiques, comment travailler à la cohésion pour une meilleure implantation et acceptation de la diversité ? En Belgique, ce sont des questions que nous devons nous poser à l’aune de 2024 et des prochaines élections.

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