Ndiaga Dieye, l’agresseur d’une policière française en Loire Atlantique, aurait été radicalisé en prison.

Vendredi 28 mai, une policière de Chapelle-sur-Erdre (Ouest de la France)  a été sauvagement agressée de plusieurs coups de couteau par un ex-détenu bien connu de la police française, Ndiaga Dieye. Il prendra la fuite avec l’arme de service de la policière et sera pourchassé pendant plus de trois heures dans la ville de Nantes.

Tout commence vers 10 heures du matin le 28 mai dans les bureaux de la police. Ndiaga Dieye blesse grièvement aux jambes une policière avant de s’en prendre également à l’un de ses collègues qui sera épargné grâce à son gilet pare balles. D’abord en état d’urgence, la policière devrait survivre à ses blessures. Avant d’être abattu par les gendarmes, l’agresseur avait d’abord séquestré une habitante pendant plus de deux heures. L’homme de 39 ans était radicalisé mais aussi victime de graves problèmes psychiatriques.

Son profil n’était pas celui d’un inconnu pour la police française. En prison, des comptes rendus avaient établi un engagement religieux  « émaillé d’incidents ». Né à Saint-Nazaire, en Loire Atlantique, il est issu d’une famille sénégalaise de huit enfants. Son cassier judicaire relève des trafics et usages de drogue, vols à main armé, violences… Il sortait de prison en mars 2021 après avoir été condamné à huit ans pour avoir séquestré un couple de personnes âgées pour leur soutirer de l’argent.

Schizophrène depuis des années, ses séjours en prison ne firent qu’aggraver son état psychologique. Ce sont ses gardiens qui révèlent que depuis deux ans il semblait se radicaliser. Prosélytisme, idées macabres, ses lectures illicites, et obtenues de manière clandestine, avaient pour sujet de la propagande islamique. C’est déjà en 2016 qu’on lui diagnostique une schizophrène sévère lorsqu’il avoue entendre des voix. Me Vincent de La Morandière, qui l’a défendu dans plusieurs dossiers, a expliqué à l’AFP «avoir vu une dégradation psychologique au fur et à mesure des incarcérations. À un moment donné ça devenait difficile de discuter avec lui». Toujours, selon son avocat, Ndiaga Dieye avait une famille aimante et soucieuse de son état mental mais impuissante face au mal qui le rongeait.

 

 

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