divercite.be est à Miami, une des villes les plus multiculturelles au monde

divercite.be est à Miami, une des villes les plus multiculturelles au monde.

Ici, le soleil, la douceur de vivre, le temps qui coule à un rythme en équilibre avec la cadence intrinsèque de l’être humain vous révèle le besoin de légèreté, l’émerveillement d’un endroit difficilement imaginable depuis l’Europe du Nord ou même depuis le reste des Etats-Unis.

Hollywood, les réseaux sociaux, les médias et la télévision ont magnifié un endroit sublime, ont su capter une partie de sa luminosité, et c’est dire, pour nous faire toucher un pan de sa singularité qui, au XVIème siècle, fut la découverte d’un Espagnol, Juan Ponce de León, parmi les premiers Européens à avoir visité ce coin de paradis.

Toute l’Amérique Latine concentrée en une ville

Une de ses habitantes que nous avons rencontré, Isabelle, âgée de 27 ans et étudiante en informatique  à la Florida International University ( FIU) nous dit avec sérieux : « On ne peut pas dire que l’on vit aux Etats-Unis quand on vit à Miami ». De fait, parler l’espagnol est amplement suffisant si l’on décide de ne pas avoir forcément une carrière dans les administrations publiques. Le Programme des Nations Unies pour le développement a classé la ville au premier rang dans le pourcentage de résidents nés à l’étranger, les estimant ainsi  à 59 %. 

À Miami, l’origine ethnique la plus importante reste cubaine avec 34 % de la population, mais d’autres communautés hispanophones sont aussi très largement présentes : les Nicaraguayens, les Haïtiens, les  Honduriens, Dominicains, Colombiens… Tous séduits par le rêve américain que beaucoup réalisent à force de travail et de détermination. Si les signes extérieurs de richesse s’exposent sans complexe, il n’en reste pas moins que la pauvreté y est existante et parmi les plus importantes du pays. Selon certains chiffres, entre 2012 et 2016, le revenu par habitant était en moyenne d’un peu plus de 23.000 dollars par an. La moyenne en Floride tourne autour des 27 000 dollars et aux Etats-Unis, elle serait de 30 000 dollars. Presque un tiers des habitants vit sous le seuil de pauvreté. 

La crise post Covid fait de Miami une ville de plus en plus difficile pour sa population. Jo, une Cubaine qui vécut en Wallonie pendant de nombreuses années avant de venir vivre en Floride il y a une quinzaine d’années nous le confirme en ces termes : « Je sens très significativement que mon niveau de vie n’est plus celui que j’avais il y a encore quelques années. L’inflation, je la constate de manière violente » 

La Floride et le parti républicain, une belle et longue histoire d’amour.

Il faut écouter les Miamiens pour comprendre ce qui nous est inaudible depuis l’Europe. En Floride, le discours antisocialiste de Trump lors des deux dernières élections a fait mouche dans le chef de ceux qui ont quitté les dictatures de leurs pays d’origine, souvent d’Amérique latine, avec des politiques chimériques de sociale démocratie. Les Cubains, traumatisés par Fidel Castro qui avait aboli en 1959, après son accès au pouvoir, la propriété privée, trouvent dans cette Amérique libérale la possibilité qui leur est offerte de la propriété et de la consommation. Les hispaniques achètent, investissent, bâtissent participent à la pérennité de l’économie. Miami est le fruit de cette immigration hispanique multi-ethnique. Son ADN est multiculturel et un multiculturalisme réussi.

 

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