Eoliennes : on nous vend du vent…

L’éolien, une énergie verte ? C’est le credo de nos amis les écolos dont certains sont de bonne foi, mais obstinément aveugles et sourds, intoxiqués par une doxa dont la perversion n’a d’égale que le refus d’arguments scientifiques et objectifs. Démonstration.

Une énergie éco-responsable ? Commençons par le commencement. Les chiffres qui suivent proviennent de diverses sources que j’ai consciencieusement croisées (notamment, mais pas seulement, l’excellent ouvrage de Fabien BOUGLE, « Éoliennes, la face noire de la transition écologique » aux éditions du rocher, 2024).

J’ouvre le feu. Pour construire une éolienne, il faut de l’ordre de 1500 tonnes de béton et de ferraille pour le socle. Ne parlons même pas des quantités impressionnantes d’eau nécessaires à la confection dudit béton. Le tout pour une emprise au sol de 2000 m². Ces matériaux doivent être acheminés sur le site de construction, ce qui induit une artificialisation de 15.000 m² de terres autrefois vierges. D’autres chiffres alarmants : 2,8 tonnes de terres rares, dont 87 %, sont importées de Chine, 90 tonnes de composites, 300 tonnes d’acier pour le mât, 400 litres d’huile, 5 à 10 kilomètres de raccordement (le cuivre va faire des heureux…) Voilà pour la genèse de l’éolienne.

Une fois en service, une éolienne est exploitée pendant 25 ans en moyenne. Pour quel résultat ? Une production marginale, voire dérisoire, une énergie intermittente (comme le solaire), diffuse et non pilotable et dont le produit non utilisé immédiatement n’est pas stockable. Le tout au détriment du nucléaire, décrié par les hystériques de l’éolien qui peinent à trouver des arguments pour contrer une énergie puissante, stable, pilotable, très peu émettrice de CO2, de plus en plus sûre et dont le recyclage des déchets radioactifs fait l’objet d’études prometteuses.

Nos amis allemands sont sortis du nucléaire, pour des raisons purement politiciennes et se sont tournés vers les énergies renouvelables, à grand renfort de subventions publiques. Résultat : les très faibles performances des énergies dites vertes ont poussé l’Allemagne à revenir au charbon / lignite, ce qui fait de ce pays le plus gros producteur de CO2… Affligeant. Là où la France, pays très « nucléarisé », fait partie des très bons élèves en matière de réduction des émissions du même CO2.

Mais ce n’est pas tout. L’éolien a un coût. En France, 32 milliards de subventions publiques, à charge du contribuable, par le biais des impôts et de la flambée des prix de l’électricité. Ou encore par le biais d’emprunts, dont les intérêts seront financés par nos enfants et petits-enfants. À la base, une législation de plus en plus complaisante, qui favorise toutes sortes de magouilles et fait la part belle à des promoteurs pour la plupart étrangers (Allemands notamment, ce qui est un comble). Des retombées positives sur les emplois locaux ? Dérisoires.

Ajoutez à cela un indiscutable trouble environnemental. Un nombre croissant de citoyens déplorent la dégradation de paysages (sur terre ou en mer). Les nuisances sonores sont fréquemment évoquées, avec des effets perturbateurs sur le sommeil des riverains. De plus en plus d’études reconnues pour leur objectivité font état d’effets négatifs sur la santé (réels ou ressentis, la réalité est là).

La proximité d’éoliennes exerce indubitablement une chute de la valeur foncière des terrains et constructions qui les jouxtent. Mentionnons également un impact réel sur l’avifaune, le bétail et les mammifères marins. Un constat qui vient contrarier le discours d’organisations comme Greenpeace, fervent défenseur des énergies vertes. En mer, les champs d’éoliennes contribuent à « confisquer » des kilomètres carrés de surface de pêche, handicapant une profession qui est déjà en grande difficulté.

Une bonne nouvelle : la résistance s’organise, de plus en plus de collectifs montent au créneau et s’insurgent contre l’aménagement de parcs éoliens. Mais le combat est rude, d’autant que certains élus locaux (ne parlons que de quelques maires et conseillers communaux en France), propriétaires fonciers, ont tout intérêt à favoriser le déploiement de l’éolien sur leurs terres, en échange de subventions juteuses. La plupart du temps, les promoteurs louent les terrains sur lesquels ils envisagent d’installer des éoliennes, au lieu de les acheter. La raison est simple : en cas de démantèlement d’une éolienne, les frais seront supportés par le propriétaire. Eh oui, il fallait soigneusement lire les clauses qui figurent en bas du contrat, en caractères sibyllins…

Venons-en maintenant à la fin de vie de ces belles machines. Le socle ne peut être recyclé. Il faut l’arraser et le recouvrir de terre meuble. À l’image des bunkers du Mur de l’Atlantique ou des fortifications de la ligne Maginot, les fondations en béton armé resteront là pour l’éternité. Il est impossible, techniquement parlant, de réutiliser le socle pour y installer une éolienne de nouvelle génération. Le mât, essentiellement en métal, est en grande partie recyclable, n’en disconvenons pas. Quant aux pales, c’est une autre paire de manches. Elles sont faites de matériaux composites, qu’il est impossible d’isoler, et de recycler. Dès lors, que fait-on des pales arrivées en fin de cycle ? C’est très simple : on les enterre ! Vous ne rêvez pas… Dans le même temps, les activistes anti-nucléaires poussent des cris d’orfraie à l’idée que l’on puisse enfouir à 500 mètres de profondeur, dans des installations hautement sécurisées, des déchets nucléaires pour l’instant non recyclables.

Au final, cette gabegie éolienne se soldera pour le contribuable (vous et moi) par une hausse du prix de l’électricité et par le risque, à terme, de black-out récurrents lors des périodes de grand froid. Heureusement, l’abandon du nucléaire fait de moins en moins d’adeptes, car les conséquences désastreuses du concept des énergies soi-disant vertes sont de plus en plus patentes. Jean-Marc Jancovici (Français, polytechnicien, ingénieur, enseignant, auteur, conférencier. Une des autorités les plus écoutées en France, spécialiste des questions de décarbonation, de décroissance et d’énergie) est formel : il faut investir massivement dans le nucléaire de nouvelle génération et recouvrer ou au minimum préserver notre indépendance énergétique, a fortiori dans un monde où la fourniture d’énergie devient plus que jamais un moyen de pression politique, économique et diplomatique. Car il faudra de plus en plus d’électricité, et certainement si la folie du concept des voitures 100 % électriques prend corps (un sujet sur lequel je reviendrai dans une prochaine tribune).

Le mot de la fin : avant de voter, documentez vous et ne cédez pas allègrement au chant des sirènes dont les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent.

 

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