Quelles sont les villes les plus dangereuses au monde?

À Nantes, samedi 24 septembre dernier, une femme de 40 ans a été frappée et violée par plusieurs hommes, des migrants soudanais en situation régulière.  

Le fait divers a largement été commenté sur les réseaux sociaux et sur les chaines d’informations continues françaises. Nantes, Paris, Marseille…  les violences et les insultes publiques seraient en progression. Le sentiment d’insécurité des citoyens français, comme de leurs touristes, ne cesserait de progresser depuis plusieurs années.

Règlements de comptes entre bandes rivales, vol de sacs à main, agressions envers les personnes âgées, incivismes dans les transports en commun, drague lourde et déplacée envers les femmes… tous ces éléments mis bout à bout font de nos villes des endroits de moins en moins surs surtout après certaines heures de la journée.

L’Amérique latine fidèle à sa réputation de continent violent

 

(Photo by PETER KNEFFEL / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP)

Avec plus de 60 % des villes touchées par la criminalité, les pays comme le Mexique, le Brésil, la Colombie, Haïti ou en encore San Salvador restent victimes d’une forte criminalité en lien direct avec le trafic de drogue. Mais si le continent sud-américain, depuis plusieurs décennies, est victime de violences récurrentes, deux chercheurs, Joseph Parkes et Jimena Blanco, publiaient en mai dernier sur le site de Maplecroft ( société de conseil basé à Bath au Royaume-Uni) une étude très intéressante. Selon leurs conclusions, Kaboul et Mogadiscio restent les deux capitales les plus dangereuses au monde, mais « c’est l’Amérique latine qui, de loin, abrite le plus grand nombre de villes où la criminalité règne en maître. »

Sur les 12 villes les plus dangereuses au monde 8 se situe sur le continent sud-américain. L’étude révèle également que 62 parmi les 100 villes les plus risquées au monde sont latino-américaines.

Verisk Maplecroft, qui est un cabinet d’analyse de risques à la base des données récoltées sur la criminalité (mais aussi sur les émeutes, les conflits et le terrorisme) avance que parmi les 579 villes abritant plus d’un million de personnes, le trafic de drogue et la forte influence des cartels de la drogue sont les raisons évidentes de cette criminalité.

Le journal anglais The Guardian, dans un article publié au printemps dernier, relève que la ville de Medellín en Colombie ( deuxième ville du pays la plus peuplée après la capitale Bogota) n’a pas enterré ses vieux démons, car : «  Medellín, pensait-on, avait pris un nouveau départ après la violence des années 1980 et 1990 quand le redoutable cartel de Pablo Escobar régnait sur des pans entiers de la ville et terrorisait civils et policiers, pourtant, la ville enregistre le plus haut score en matière de risque avec San Salvador au Salvador et Chihuahua au nord-ouest du Mexique”.

L’Europe, ses monuments, ses cathédrales, ses châteaux…

Mais qui elle aussi n’échappe pas au cortège de violence que son trafic de drogue peut engendrer. Si l’on ne s’arrête que sur la Belgique, Anvers est devenu une copie de Medellín à l’échelle du pays. 12 millions de conteneurs par an et des milliers de bateaux arrivent dans le port d’Anvers. Impossible pour les autorités douanières et policières de tous filtrer. Un trafic qui s’étoffe et se renforce à tel point que le ministre belge de la Justice, Vincent Van Quickenborne, est désormais, avec sa famille, en protection rapprochée depuis une tentative d’enlèvement qui serait fomentée par des trafiquants de drogues.

Si la violence liée à la drogue n’est pas neuve dans le Royaume de Belgique, des menaces directes envers un ministre sont pratiquement inédites et prouvent le sentiment de toute-puissance que peuvent ressentir les barons de la drogue.

Sans toucher à ces extrêmes, relevons qu’il existe des villes européennes elles aussi en bas de la liste des meilleurs endroits où il ferait bon vivre. Mais si les grandes capitales sont souvent des joyaux d’architectures, il reste des quartiers qu’il faut préférer éviter surtout si l’on est un touriste.

 

 

N'hésitez pas à partager !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Qu’elle s’affirme fièrement, qu’elle choque, crispe ou divise, la diversité est une réalité incontournable de nos sociétés. Elle trame nos régions, villes et quartiers et donne à voir un monde où les mobilités humaines se sont intensifiées. Divercite.be est un média belge francophone qui est né pour répondre au besoin de décrypter et d’analyser ces nouvelles réalités. Sa ligne éditoriale est entièrement et exclusivement consacrée à la diversité culturelle, ethnique, cultuelle ou de genre. Nouveau dans le paysage médiatique numérique, nous avons besoin de vous pour aller plus loin dans le travail que nous menons.
Soutenez-nous en vous abonnant ! S’abonner, c’est permettre à un nouveau journalisme d’enrichir le débat public par une vision aussi objective et sans concession, qu’humaine et proche de chacun. Divercite.be ne court pas après le buzz mais relaye l’actualité telle qu’elle est, sans parti pris.
Abonnez-vous à partir de 5 euros par mois ou 59 euros par an. Vous avez aussi la possibilité de découvrir uniquement les articles qui vous intéressent pour 1 euro.
Qu’elle s’affirme fièrement, qu’elle choque, crispe ou divise, la diversité est une réalité incontournable de nos sociétés. Elle trame nos régions, villes et quartiers et donne à voir un monde où les mobilités humaines se sont intensifiées. Divercite.be est un média belge francophone qui est né pour répondre au besoin de décrypter et d’analyser ces nouvelles réalités. Sa ligne éditoriale est entièrement et exclusivement consacrée à la diversité culturelle, ethnique, cultuelle ou de genre. Nouveau dans le paysage médiatique numérique, nous avons besoin de vous pour aller plus loin dans le travail que nous menons.
Soutenez-nous en vous abonnant ! S’abonner, c’est permettre à un nouveau journalisme d’enrichir le débat public par une vision aussi objective et sans concession, qu’humaine et proche de chacun. Divercite.be ne court pas après le buzz mais relaye l’actualité telle qu’elle est, sans parti pris.
Abonnez-vous à partir de 5 euros par mois ou 59 euros par an. Vous avez aussi la possibilité de découvrir uniquement les articles qui vous intéressent pour 1 euro.
 
 

JE SUIS DÉJÀ ABONNÉ