Dans la foulée du rapport Stora, Macron reconnaît l’assassinat de l’avocat algérien Ali Boumendjel

Le Président de la République française, Emmanuel Macro, a reçu le 20 janvier 2021 de l’historien Benjamin Stora les conclusions d’un rapport consacré aux « Questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie« . Autant dire qu’il s’agit d’un rapport à la fois sensible et important. Benjamin Stora est une figure connue et reconnue de la recherche historiographique sur le passé commun de la France et de l’Algérie entre 1830 et 1962. A bien des égards, nous savons tous – ou devrions savoir – qu’il s’agit d’un passé douloureux qui ne fait pas encore l’objet d’un consensus entre historiens français et algériens.

On peut reconnaitre au Président français une certaine volonté dans ce dossier. En effet, Emmanuel Macron avait en février 2017 qualifié la colonisation de crime contre l’humanité et facilité, une fois Président, l’accès aux archives déclassifiées. Ces propos avaient immédiatement fait polémique. Puis, fidèle à sa doctrine hésitante de l’ « en même temps », il était revenu plus tard sur ces déclarations en déclarant ne vouloir exprimer ni excuses ni repentance.

C’est un exercice d’équilibriste auquel se livre le Président Macron. Et il n’est pas sûr qu’il soit de nature à refroidir les passions vivaces qui accompagnent ce dossier. Il faut toutefois mettre à son crédit d’avoir aujourd’hui reconnu officiellement l’assassinat de l’avocat Ali Boumendjel. Le journaliste français Jean-François Kahn signe dans Le Soir de ce mardi 9 mars une très belle analyse de ce dossier qu’il a eu à connaître comme jeune journaliste. Un dossier parmi d’autres qui continue à obscurcir les relations franco-algériennes et à priver nos sociétés d’un horizon de coopération méditerranéen apaisé.

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