La Commission européenne s’est engagée à renforcer la diversité au sein de son personnel, comme indiqué dans son Plan d’action 2023-2024 pour la diversité et l’inclusion. Cependant, le nouveau collège de commissaires manque d’équilibre, aussi bien en termes de parité hommes-femmes que de diversité ethnique, comme le souligne Euronews. Parmi les 27 candidats proposés pour la Commission Von der Leyen 2, seule Hadja Lahbib (Mouvement Réformateur), d’origine algérienne, est issue de la diversité. Cette situation souligne un problème plus large, et le Réseau européen contre le racisme (ENAR) appelle à des mécanismes participatifs plus forts pour les communautés racialisées et un changement systémique au sein de l’UE.
La Commission vise à attirer et à soutenir les employés issus des minorités ethniques afin de mieux refléter la population européenne, qui compte au moins 10 % de minorités raciales et ethniques. Malgré les efforts, une enquête interne menée en 2021 a montré que les employés issus de minorités et les personnes en situation de handicap sont moins satisfaits des initiatives de diversité et d’inclusion que leurs collègues.
La parité hommes-femmes reste également un défi. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission, a demandé aux États membres de proposer des candidats hommes et femmes. Actuellement, seules neuf des 27 personnes proposées sont des femmes. Bien que la Commission ait amélioré la représentation des femmes, atteignant 48,8 % de femmes dans les postes de direction, la parité reste une priorité.
Plusieurs ONG, dont Amnesty International et Human Rights Watch, ont demandé à la Commission de mettre l’égalité et la non-discrimination au cœur de ses priorités pour les cinq prochaines années.