Le Compte X-Twitter « Lettres de Téhéran » quitte la plateforme et dénonce l’instrumentalisation de la lutte des femmes iraniennes en France.

Le collectif qui gère le compte Les Lettres de Téhéran (@LettresTeheran)  a décidé de quitter X (Twitter). L’annonce de ce retrait est accompagnée d’un message très critique envers l’instrumentalisation de la lutte des femmes iraniennes contre le régime islamique par certaines factions politiques en France. Selon eux, la souffrance des femmes iraniennes est utilisée pour stigmatiser une partie de la population française, en particulier les femmes voilées, et alimenter des polémiques franco-françaises à des fins racistes et réactionnaires. Ils insistent sur le fait que la lutte contre le voile obligatoire en Iran ne doit pas être confondue avec une lutte contre les femmes voilées: « (…) les Iraniennes et Iraniens luttent contre l’islam politique et non contre les musulmans qui sont leurs mères, leurs pères, leurs voisins, leurs collègues. Une chose que refusent de comprendre ceux qui, en France, veulent mettre un signe égal entre culture musulmane et islamisme. » Face à cette récupération politique et à la dégradation du climat sur X, le collectif a décidé de fermer son compte, affirmant que la plateforme ne correspond plus à leurs objectifs progressistes. Ils annoncent continuer la lutte ailleurs, notamment via Instagram, pour faire résonner les voix des combattants iraniens pour la liberté et l’égalité.

Le compte X (Twitter) « Lettres de Téhéran » était géré par un collectif d’intellectuels et de journalistes iraniens, souvent anonymes, en raison de la répression sévère exercée par le régime iranien. Ce collectif utilisait la plateforme pour partager des lettres ouvertes, des articles d’opinion, et des analyses critiques sur la situation politique et sociale en Iran. Le but était de dénoncer les violations des droits de l’homme, les restrictions sur les libertés civiles, et de mettre en lumière les mouvements de résistance intérieure. La gestion anonyme permettait aux membres du collectif de s’exprimer librement tout en évitant les représailles des autorités iraniennes.
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