Sortie prochaine de la nouvelle création théâtrale de Malika MADI et Vincent Vanderbeken intitulée « J.O.N.A.S. & SOFIA »

Les 7 et 8 novembre prochain sort la nouvelle création théâtrale de Malika Madi et Vincent Vanderbeken. Elle sera présentée à la Vénerie Espace Delvaux à Watermael Boitsfort. Malika Madi qui, d’ordinaire, mène  les interviews pour DiverCite.be, est aujourd’hui dans la posture inverse puisqu’elle est l’invitée de la rédaction pour ce nouveau projet.

DiverCite.be : Pouvez-vous nous parler de la pièce J.O.N.A.S.& Sofia et de ce qu’elle cherche à aborder ?

Malika Madi : Bien sûr. J.O.N.A.S.& Sofia explore la réalité difficile des mineur·es en danger et les défis de leur réinsertion. C’est une œuvre qui entremêle théâtre et témoignages réels, avec l’objectif de montrer les complexités humaines derrière ce qu’on pourrait réduire à des faits divers. Le personnage de Jonas, par exemple, nous invite à revisiter son passé depuis sa cellule, où il réfléchit sur ses actions, ses peurs, et surtout sur son interaction tragique avec Sofia.

DiverCite.be : Comment avez-vous préparé cette pièce pour qu’elle soit authentique et proche de la réalité ?

Malika Madi : Nous avons travaillé en étroite collaboration avec des institutions comme les IPPJ (Institutions Publiques de Protection de la Jeunesse) et le CCMD (Centre Communautaire pour Mineur Dessaisis), afin de recueillir des témoignages et des expériences réelles. L’équipe a consulté non seulement les jeunes concernés, mais aussi leurs éducateur.rices, psychologues, et autres professionnel.les, pour offrir une vision nuancée et réaliste. Chaque représentation est suivie d’un débat avec des expert.es différents chaque soir, ce qui enrichit encore davantage l’expérience pour le public.

DiverCite.be : Quel est le message central que vous souhaitez transmettre avec cette pièce ?

Malika Madi : Nous voulons montrer que derrière chaque histoire difficile, il y a une possibilité de lumière et d’espoir. La pièce est une ode à la résilience et au potentiel de changement qui réside en chacun·e de nous. Les peurs, le déni et la haine sont des obstacles, mais ils ne définissent pas l’entièreté d’une vie. C’est une invitation à voir au-delà des premières impressions et à reconnaître l’humanité chez les autres.

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