Adil el Arbi et Bilall Fallah, deux réalisateurs belgo-marocains qu’Hollywood s’arrache.

Qui sont Adil el Arbi et Bilall Fallah ? Deux jeunes hommes de leur époque, plutôt beaux gosses, qui savent renifler l’air du temps et le traduire dans leur travail de réalisation. Belgo-Marocains, ils ont choisi les USA pour laisser libre cours à leur talent mais pas uniquement là-bas, car ils sont surtout citoyens du monde.

Le duo se rencontre à l’école du cinéma au campus Saint-Luc à Bruxelles. Depuis, ils sont inséparables et co-signes tous les films qu’ils dirigent ensemble.

Bilall Fallah est un natif de Vilvorde où il est né en 1986. Quant à Adil El Arbi, c’est à Edegem dans la province d’Anvers qu’il voit le jour en 1988. Tous les deux de parents marocains, ce sont les blockbusters qui les nourrissent au biberon et suscitent la vocation à venir. Dans les interviews qu’ils donnent, ils citent « Bad Boys » avec Will Smith ou encore « Le flic de Beverly Hills » avec Eddie Murphy.

Ensemble, ils ont réalisé 3 longs métrages.

En Belgique,  ils réalisent « Image » en 2014 puis « Black » en 2015. Ils sont alors déjà en ligne de mire de la machine Hollywood. Déjà « Broeders », un  court métrage de fin d’études, réalisé aussi ensemble, leur vaudra de gagner le Prix du meilleur court métrage étudiant flamand au Festival international du film de Gand, nous sommes alors en 2011. En 2014, Adil participe à une émission très connue en Flandre : « La personne la plus intelligente du monde » et il remporte la finale du quiz ce qui sera un vrai levier pour une notoriété dans le Nord du pays.

En 2020, les deux amis voient leur film « Bad Boys For Life », le troisième de la série des « Bad Boys » devenir le film qui a gagné le plus d’argent aux États-Unis. On évoque le chiffre ahurissant de 204,4 millions de dollars. Si l’on observe alors le box-office mondial, le film se place sur la deuxième marche, après le film chinois « The Eight Hundred« .

« Bad Boys for life » c’est aussi la confiance que leur accorde l’un des plus gros producteurs américains, Gerry Bruckheimer (Top Gun, Armageddon, Pirate des Caraïbes…) Pour diriger Will Smith et Martin Lauwrence ( l’inoubliable interprète de Big Mamma).

Adil et Bilall, appelés à une carrière internationale, gardent le sens de leur belgitude puisqu’ils ont travaillé sur  une série Grond (“Terre”) qui évoque une entreprise de rapatriement de défunts de Belgique au Maroc. On y voit la communauté musulmane molenbeekoise devoir gérer la problématique du rapatriement des morts, mais avec beaucoup d’humour.

Très récemment, à Cannes, ils sont venus présenter leur dernier film qui raconte l’histoire de Kamal, un jeune homme qui  décide de se rendre en Syrie afin de venir en aide aux victimes de la guerre. Une fois là-bas, il est forcé de rejoindre un groupe armé à Raqqa. Son frère Nassim veut le le rejoindre et devient une proie pour les recruteurs du djihad.

Des talents donc capables, tels des caméléons, de pouvoir travailler sur des films à gros budgets comme des films d’auteur.

 

 

 

 

 

 

N'hésitez pas à partager !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.