Faut-il interdire les partis et mouvements d’extrême-droite ?

La question est lancinante depuis 30 ans et notamment en Belgique ou la politique au Nord du pays est soumise au chantage et aux excès permanents d’une formation d’extrême-droite. L’atteinte aux libertés d’expression, d’association etc. a longtemps servi d’argument central pour refroidir les plus chauds partisans de l’interdiction de l’extrême-droite. Or, la situation est visiblement en train d’évoluer sous nos yeux.

Le ministre français de l’intérieur, Gérald Darmanin, s’est récemment engagé à dissoudre le groupuscule Génération identitaire. La nouvelle administration Biden envisage pour sa part de placer certaines groupes de l’extrême-droite européenne sur la liste des organisations terroristes. Il est encore prématuré de juger de l’issue de ces initiatives qui risquent de se heurter à un contrôle de proportionnalité des juges.

En tout état de cause, le moment est venu de poser clairement ces questions. Les mouvances d’extrême-droite sont en effet en ébullition depuis quelques années et veulent nous engager dans un cycle de la tension dont la l’Etat de droit et la démocratie pourraient sortir lourdement affaiblis.

 

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