Le rappeur Kaotik 747, artiste français qui dénonce les agressions contre les policiers et les services de secours, est victime de menaces de mort.

Dans certaines cités populaires des banlieues françaises, la police, les pompiers et les ambulances refusent de s’y rendre s’ils ne sont pas accompagnés d’une force d’appui. Les violences envers les représentants des services publics sont devenues, pour certains jeunes, le moyen d’exprimer leur rejet de la société et de l’autorité.

Le rappeur Kaotik 747, Karim Bouchagour de son vrai nom, originaire de la ville de Nice, affirme que ce n’est certes pas « vendeur » de défendre les forces de l’ordre mais nécessaire. Ignoré des maisons de disques parisiennes qui lui préfèrent les artistes rageux et borderline, ses prises de position son jugées «trop propres» dans le milieu du rap qui porte en étendard les révoltes et critiques acerbes envers les forces de l’ordre en général et la police en particulier. Les actions de sensibilisation de Kaotik 747 lui ont valu de recevoir insultes et menaces via les réseaux sociaux.

« Je suis un gamin fils de SDF, ma mère est morte du sida, je suis né à la DASS. J’ai deux gamins, et je me moque de la gloire, poursuit-il dans un entretien pour la chaine française BFMTV,  je fais du rap parce que j’aime le rap, la langue française. Aujourd’hui, quand on voit qu’on peut toucher des jeunes grâce à cette musique-là, eh bien, il faut y aller à fond ».

Mais Kaotik 747 regrette d’être l’un des seuls à prôner la non-violence et le respect des services publics parmi les artistes en vue en France.

Le rappeur remarque que d’autres partagent les mêmes convictions que lui, mais que les relents anti-policiers sont fortement véhiculés par les grands producteurs de rap. « Ce n’est pas vendeur« , poursuit-il. Il observe que ce qui est commercial pour les jeunes aujourd’hui est en lien avec ce qui touche à  « l’adrénaline, les armes, l’argent, la violence, les femmes dénudées, tous les clichés. Mais la vie, ce n’est pas ça« .

Père de famille, l’artiste de 38 ans dit craindre pour la sécurité de ses deux enfants. Il regrette également que des personnalités importantes et influentes auprès des jeunes restent silencieuses à l’image d’Omar Sy ou de Camelia Jordana. Des artistes et sportifs qui choisissent le confort dans l’espoir de continuer à vendre des disques, décrocher des rôles d’envergures ou jouir de contrats publicitaires juteux.

Ce mercredi 19 mai à Paris, devant l’Assemblée nationale, des policiers manifestaient, portant le slogan « payés pour servir, pas pour mourir ». Plus de 35 000 personnes étaient présentes dont Kaotik 747.

 

 

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