Lundi 21 février, rencontre croisée avec Rachid Benzine et Walid Hajar Rachedi à la librairie Filigranes

Lundi 21 février prochain dès 18h, Rachid Benzine et Walid Hajar Rachedi seront à la librairie Filigranes à Bruxelles pour évoquer leurs dernières publications.

divercite.be est allé à la rencontre de Walid Hajar Rachedi qui évoque pour nous son premier roman « Qu’est-ce que j’irai faire au paradis ? » aux éditions Emmanuelle Collas.

divercite.be : Walid Hajar Rachedi, parlez nous un peu de vous ?

Walid Hajar Rachedi : J’ai 40 ans. Mes parents sont nés en Algérie. Après avoir grandi en banlieue parisienne, j’ai vécu sept ans aux États-Unis et en Amérique latine, notamment au Brésil et au Mexique. J’ai travaillé une quinzaine d’années dans de grands groupes et dans le Conseil avant de cofonder en 2020 Frictions.co, le média en ligne bilingue (français/anglais) qui raconte en textes et en podcasts l’intime de nos sociétés mondialisées.

J’écris depuis longtemps. J’ai eu le Prix Littéraire des Grandes écoles en 2007 pour un recueil de nouvelles et j’ai participé à diverses publications papier et sur le web. Qu’est-ce que j’irais faire au paradis ? est mon premier roman publié.

divercite.be : Justement, ce roman, d’une grande réussite, parvient à nous faire entrer au cœur des méandres de la complexité humaine et à nous faire voyager aussi. Parlez nous de ces personnages qui construisent le récit ?

Walid Hajar Rachedi : Au milieu des années 2000, Malek a 17 ans quand il rencontre Atiq, jeune Afghan en exil, à la recherche de son frère qu’il veut empêcher de se faire justice contre les Américains, contre le destin. Il est bouleversé par son récit, c’est un peu le Santiago de l’Alchimiste qui aurait vu les Twin Towers tomber.

Cette rencontre lui donne envie d’aller voir le monde de ses propres yeux, de se confronter à d’autres récits. Il a l’idée d’un long voyage vers les origines, “jusqu’à où ses pieds peuvent l’emmener”.

En route vers Tanger, il rencontre Kathleen, une jeune Londonienne dont le père, humanitaire, a disparu à son retour d’Afghanistan. Sensible et curieuse,  elle va savoir lire en lui comme nulle autre avant et bousculer sa vision  du monde. Ils se promettent de se revoir à Londres, mais avant cela, Malek va connaître d’autres péripéties dans son voyage et chercher à comprendre son rôle dans ce puzzle éclaté de destins croisés.

divercite.be : Comment avez-vous travaillé la construction d’une fiction à partir d’une réalité ou de fragments de réalité dont nous avons tous été témoins d’une manière ou d’une autre ?

Walid Hajar Rachedi : J’ai toujours eu l’idée que la littérature était là pour raconter l’intime de la société. Ce qui me passionne, ce sont les petites histoires qui s’inscrivent dans la grande. Dans ce roman, je reviens longuement sur les origines géopolitiques et intimes du terrorisme islamiste au début du XXIème siècle. Ce sont des sujets complexes qui ont nécessité beaucoup de recherche, d’écoute et de prise de recul sur mes propres ressentis et perceptions.

Quand j’ai commencé à écrire ce roman, le défi était non seulement de rendre intelligible la quête de Malek, un personnage familier, mais aussi de raconter les cheminements de Atik et Wassim, les jumeaux Afghans (l’Orient rendu chaotique par l’intervention étrangère), mais aussi celui de Jeffrey, le père de Kathleen (l’Occident qui croyait bien faire).

divercite.be: Vous serez à Bruxelles à la librairie Filigranes pour une rencontre croisée avec Rachid Benzine ce 21 février, une rencontre que vous attendez avec impatience ?

Walid Hajar Rachedi : Oui, c’est le cas de le dire! Dès sa sortie, Marc Filipson et la librairie Filigranes ont fait un merveilleux accueil à Qu’est-ce que j’irais faire au paradis ? J’adore Bruxelles, une ville cosmopolite comme le sont mes personnages et j’ai hâte de rencontrer les lectrices et les lecteurs. Quand à Rachid Benzine, son dernier roman est bouleversant et me semble traverser des mêmes types d’interrogations que le mien. Cela promet d’être intéressant.

divercite.be : Quels sont vos projets ?

Walid Hajar Rachedi : Je travaille à un second roman dont je poursuivrai l’écriture en mars lors d’une résidence d’écrivains internationaux de deux mois aux Etats-Unis à l’Université de l’IOWA, le berceau du Creative Writing. Une participation rendue possible grâce au service culturel de l’ambassade des Etats-Unis à Paris. Avec Frictions.co, l’aventure continue et nous préparons de nouvelles séries en textes et en podcasts.

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